Présence - absence, illusion et réalité formelle constituent la trame récurrente du travail sériel «pendant que les arbres y sont encore...»

Le comportement anthropomorphique de ces arbres révèle la fragilité mais aussi, la volonté opiniâtre de notre désir dʼêtre. Cet anta-gonisme renforcé au travers de vidéos au sein même des sculptures, évoque la trace cognitive inhérente à la vie. Les trois couleurs blanc, noir, rouge, régulièrement utilisées, sʼinscrivent dans lʼévocation de la temporalité (le présent et lʼénergie pour le blanc et le rouge et, le noir marqueur de disparition). Le travail d’écriture entrepris depuis deux ans s’allie désormais avec le graphisme traceur des premières piè-ces. Ces «arbres témoins», porteurs de souve-nirs, mis en scène de manière murale, spatiale, laissent transparaître sur les parois, sur le sol, les images - songes plus ou moins effacées, ultime sursaut avant lʼextinction.